Les prêtres et diacre2019-01-14T21:39:56+01:00

Abbé Joseph Bavurha, curé

Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, Il les aima jusqu’au bout.
Jn 13, 1

Il a confiance. Confiance en la vie, confiance dans les hommes et femmes qu’il rencontre et font grandir la communauté dans la fraternité et la charité. Appelé de toute part, attentif au moindre détail, le Père Joseph a toujours le mot juste, la parole qui touche et nous met en route… debout!
Jeune prêtre du diocèse, ordonné en la cathédrale Saint-Etienne à Toulouse le 2 juillet 2006, le Père Joseph est depuis sept ans curé de notre paroisse et depuis 3 ans, vicaire épiscopal. Il est également responsable du Service Diocésain de Pastorale Liturgique et Sacramentelle. Des charges qui témoignent de la confiance que lui fait Mgr Robert Le Gall, notre archevêque. Il vient de terminer sa mission de conseiller spirituel des Equipes Notre-Dame du Secteur Haute-Garonne et Ariège, un mouvement auquel il appartenait depuis onze ans.
Cela fait de lui, un prêtre exigeant qui pousse ses paroissiens à sortir de leur coquille et vivre plus intensément leur foi. Sans doute aussi ses origines congolaises viennent bousculer nos habitudes quand avec fermeté il appelle à l’unité et l’engagement en Eglise, la fraternité et la miséricorde envers notre prochain et nous enjoint à nous affirmer chrétien dans une société sécularisée ; à ne pas vivre les sacrements (baptême, mariage… ) sans un désir de s’engager fermement sur un chemin de foi. Il est très sensible à remettre les adultes sur le chemin de foi, à l’occasion du mariage, demande de baptême et catéchisme des enfants. Il nous transmet une foi vivante et active, témoigne de l’Esprit qui guide sa mission, communique sa joie et sa bonté, partage les peines de ses brebis blessées, porte les grâces reçues en famille et bénit les enfants qui l’assaillent lorsqu’ils le croisent. Pasteur audacieux à l’esprit aiguisé, il est aussi un bourreau de travail, un prêtre érudit et polyglotte, un pasteur à la suite du Christ qui a épousé l’Eglise et en est un serviteur plein d’amour.

Abbé Jean Gakona , vicaire

Car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit Saint.
Mc 13,11

Derrière un air parfois sévère, Père Jean Gakona est un prêtre plein de compassion : « Dieu nous aime comme nous sommes », dit-il, nous encourageant à avancer. Son ouverture d’esprit et son humour, son écoute tout en bienveillance font de lui un prêtre aimé de tous. Depuis un an, il est vicaire de notre ensemble paroissial. Changement radical pour lui qui, depuis 10 ans, était curé de l’ensemble paroissial de Calmont-Cintegabelle. Ici, il découvre la vie citadine et son individualisme exacerbé, il découvre aussi l’ampleur de la tâche dans un territoire de 50 000 habitants mais se réjouit de l’engagement fort des laïcs au service de l’Église.Ordonné prêtre le 12 juillet 1997 à Kibumbu, dans l’archidiocèse de Gitega, au Burundi, Père Jean fut alors nommé aumônier militaire. Pendant sept ans il a eu le souci de permettre aux combattants confrontés quotidiennement à la mort, de garder leur foi jusqu’au bout. Ici, en France, où il exerce son ministère en tant que prêtre Fidei donum (mis à disposition par son diocèse vers un autre continent), la guerre est autre. Elle est morale. Les médias qui déversent leurs lots de malheurs tout en rapportant l’indifférence et le repli de notre société occidentale le laissent parfois perplexe : « Comment évangéliser ce monde-là? » interroge-t-il. Et de suggérer : « il faut apprendre à transmettre la Parole du Christ. Les prêtres comme les laïcs doivent se former ; on n’a jamais fini d’apprendre à l’école du Seigneur pour transmettre la foi dans un monde qui change

Abbé Pierre Protot , prêtre coopérateur

Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement

Mt 10, 8

Il se décrit comme un prêtre joyeux, aimant rendre les gens heureux. Et pour cela, il n’hésite pas à se déguiser en homme de Cro Magnon pour une fête paroissiale, raconter des blagues en pleine réunion, jonglant avec les mots, rebondissant sur les situations cocasses. Vous l’avez compris, Pierre Protot, prêtre coopérateur de notre ensemble paroissial Aucamville-Saint-Loup Cammas est un homme plein de joie et d’humour. Sans doute, la Communauté de l’Emmanuel dont il fait partie, y est pour quelque chose !

Ce sont ses amis Parisiens, étudiants en médecine comme lui, qui l’ont peu à peu conduit à la prêtrise à travers les charismes particuliers de l’Emmanuel : Amour de l’Eglise, Vie des sacrements et du Magistère. Au sein de la Communauté, -en tant que médecin d’abord puis prêtre- il a trouvé un juste équilibre entre le service aux plus pauvres et la louange. Ainsi de Taizé aux premières JMJ à Rome, deux ans de volontariat avec la Fidesco (1) au Zaïre devenu République démocratique du Congo (RDC), c’est seulement à 36 ans, le 29 juin 1996 qu’il fut ordonné prêtre en la cathédrale Notre-Dame de Paris. « L’Emmanuel m’a gardé dans ce désir de sainteté. On est stimulé par ces familles qui prient pour la mission et par la vie en communauté. Dans cette fraternité, on n’est jamais seul », dit-il. Et la paroisse ? « Un peu comme un médecin généraliste, le prêtre est là pour tous et pour tous les âges. C’est ce que j’aime », souligne-t-il. Rattaché maintenant au diocèse de Toulouse, Père Protot est également aumônier de la prison de Muret.

(1) Fidesco est une association catholique créée au début des années 80 par la Communauté de l’Emmanuel, qui envoie des volontaires dans les pays du Sud pour mettre leurs compétences professionnelles au service de projets de développement ou d’actions humanitaires. https://www.fidesco.fr/ong-catholique.html

José Raisson , diacre

Ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion les forts.
1 Co 27

Attentif et discret, ancien professeur de chimie, ne sachant s’empêcher d’inventer -sa maquette d’une maison solaire, projet confié à un professeur de l’INSA et ses élèves ingénieurs, pourrait bien déboucher sur un procédé nouveau de chauffage solaire – José Raisson est diacre depuis 32 ans. Occupant le presbytère de Saint-Alban avec sa femme, Marie-Lou. Ils ont eu 4 enfants dont l’aînée Marie-Noëlle handicapée mentale et autiste est décédée le 24 octobre 2016 à l’âge de 36 ans. José Raisson a une mission double : l’une tournée vers les personnes handicapées et leur famille à travers l’accompagnement d’équipes et le soutien individuel ; l’autre en couple, délégués diocésains auprès des communautés et groupes de prière du Renouveau charismatique. Un lien entre les deux? Il est inscrit depuis sa retraite à l’Institut Catholique et étudie cette mystérieuse chose qu’est la guérison du cœur. Une grâce qu’il a lui-même reçue. Ainsi, il n’hésite pas à partager en vérité les souffrances de son enfance qui ont failli lui coûter sa santé mentale si le Seigneur ne l’avait pas rattrapé d’un fil à l’âge de 12 ans. Il raconte comment un soir de révolte, le Père est venu à nouveau le chercher à 20 ans  : « Il y a longtemps que je t’attends, je veux ton bonheur » a-t-il entendu. Et plus tard encore « Est-ce que tu veux être au service de mon Corps ? ». L’appel au diaconat lui apparut comme une évidence. Lui qui se dit lent à prendre une décision, n’a pas hésité, avec son épouse, à dire oui. Il fut ordonné à 35 ans, à l’église Saint François de Paule aux Minimes, le 16 septembre 1984. Dès lors c’est leur vie que le couple a consacrée, avec ses limites, aux marginaux et souffrants de notre société. Une vie de paix aussi à l’écoute de la volonté du Père.

Michel Van de Weghe , diacre

Dieu ne choisit pas ceux qui sont capables mais il rend capables ceux qu’Il choisit

Saint Augustin

Marié et père de 5 enfants, Michel Van de Weghe a été ordonné diacre permanent le 24 septembre 2017. C’est avec son épouse Christiane -son premier soutien- qu’il a ainsi discerné puis cheminé vers le diaconat. Et le jour de son ordination, il raconte « La joie de dire : « Me voici Seigneur, je viens faire ta volonté ! ». Il dit aussi combien ce jour-là, il a pris conscience « qu’une partie de lui-même était donnée, donnée avec joie ». L’Évêque l’a nommé président de l’Hospitalité diocésaine : un choix qui le touche particulièrement car c’est là, au service des malades, qu’il a pu approfondir sa vocation au service. « C’est pour moi une belle et importante mission. Le plus important, au delà du « faire », sera « d’être » : être un serviteur selon le cœur de Dieu ». Malgré ses nouvelles responsabilités, Michel Van de Weghe reste présent sur notre ensemble paroissial, à la Maison de la Fraternité, auprès du groupe des catéchumènes, de l’équipe liturgique. Michel est toujours en activité professionnelle ce qui remplit bien ses journées. Il officie aussi lors des messes dominicales. Son sourire et son grand calme rejaillissent sur l’atmosphère de nos célébrations. C’est pour nous, une espèce d’étonnement joyeux, d’émerveillement, de voir Michel, proclamer l’évangile et dire l’homélie. « Je serai à la fois dans l’Église, Ministre du calice et le ministre du seuil de l’Église, tourné vers ceux qui n’y sont pas, les absents, ceux qui se sentent rejetés, ceux qui ne croient pas. Mon appel, mon service, c’est de savoir ce que Dieu m’a donné pour grandir et faire grandir les autres. Mais le diaconat, ce n’est pas une affaire personnelle, c’est surtout l’affaire du Seigneur, c’est bien lui qui nous donne la capacité de dire oui ».

La vie chez eux

1002, 2019

La vie publique de Guy de Beler, appelé au diaconat permanent, a commencé

Même s'il est plus courant, aujourd'hui qu'hier, de croiser un diacre dans nos communautés paroissiales, il est toujours extraordinaire de participer aux différents rites menant un homme -souvent marié et ayant une vie familiale [...]