« Courir un semi-marathon, ça je l’avais déjà fait. Par contre, la proposition du diocèse de courir sous la bannière de la “Bonne Nouvelle”, c’était du neuf… et c’était tentant.»  Récit d’une journée pas comme les autres par Philippe.

Tout commence dans la semaine précédent le jour J, par la récupération de la dotation à la maison diocésaine : le t-shirt #OBN. Alors que les couleurs du t-shirt officiel du marathon de Toulouse est le jaune, courir sous la bannière de Jésus se fait en rose ! (On vous avait dit au caté que la couleur du Christ c’était le blanc ? Ah bon. En tout cas, pas aujourd’hui.).

Le matin, petits tracas pour rejoindre la messe des coureurs : il me faut traverser le pont Pierre de Coubertin très matutinalement pour rejoindre l’église Saint-François-Xavier – où se déroule le petit-déjeuner des coureurs puis la messe. Et donc là : pont déjà fermé (ce n’était pas marqué dans les infos pratiques officielles !). Tenter d’amadouer le personnel de sécurité n’aura que peu d’effet, et en tout cas moins d’efficacité que de trouver un détour. Tant pis, je n’aurai qu’un bout d’homélie du Vicaire général, qui donne du sens à notre course. Mais l’essentiel est là, et nous partons avec pour “viatique” l’Eucharistie et la bénédiction. L’assemblée (en rose donc) est recueillie ; sans doute que certains songent déjà un peu aux heures qui se préparent. On surprend même un mouvement d’étirement par ci par là dans l’assemblée.

Après l’envoi, joie de retrouver le curé et quelques paroissiens (tiens, il/elle court aussi !?) pour un mot d’encouragement avant de rejoindre vite le contrôle de sécurité. Disons-le : l’organisation par le Diocèse était mieux ficelée que celle du marathon : l’attente au sas de contrôle est interminable, et les départs se feront avec 20 minutes de retard. Les cathos du “10km” partent en premier, les chrétiens du “semi” s’élancent 20 minutes après, quand aux “pratiquants” du marathon, ils ferment la marche des départs.

Et c’est une fois partis (après le premier kilomètre où l’on se marche toujours un peu dessus car à 3 000 sur les quelques mètres de large que mesure le pont, on est vite tassé) que l’on perçoit la pertinence de la couleur du t-shirt. D’un coup d’œil les participants de la Bonne nouvelle se détachent dans la foule. Une fois le regard attiré, le message porté que nous arborons (fièrement) dans le dos est lu et prêt à des réactions bienveillantes. Je relèverai les “et avec votre esprit” qui ont fusé derrière moi à mon passage (quand j’étais encore en état de doubler). Et puis entre coureurs du diocèse, on se reconnaissait facilement ; l’occasion d’échanger un sourire de soutien. Enfin, dernier avantage pour nos supporters patiemment postés sur les abords du trajet : des encouragement particulièrement attentionnés à notre passage.

Enfin l’arrivée. Malheureusement, la récupération du sac consigné fut longue et fastidieuse et ne permit pas de se rendre à la cour Sainte-Anne pour partager le barbecue qui y était préparé. Mais nul doute que ce moment de réconfort à terminé en beauté la journée.

En conclusion, disons qu’au delà de ces quelques lignes d’une histoire parmi d’autres, courir pour la Bonne Nouvelle, donne du sens à ces quelques kilomètres. A n’en pas douter beaucoup ont vu ce message véhiculé dans cette démarche missionnaire qui s’inscrit -clin d’œil de la Providence- parfaitement dans la semaine du même nom. L’occasion de montrer que l’Eglise du Christ est en marche, et d’être, le temps d’une journée, « de vrais athlètes du Christ » comme nous l’a exhorté le pape François lors des JMJ de 2013.  Et en attendant d’avoir pour récompense une couronne incorruptible (pour laquelle il faut continuer l’entraînement), on aura toujours obtenu une médaille ‘finisher’ !